Stratégie du choc et ingénierie de la soumission : Vers un « blackout » programmé au service du Reset ?

par Vincent Held.

C’est comme on le sait à l’auteur canadien Naomi Klein que l’on doit la notion de « stratégie du choc », à laquelle elle a consacré un livre éponyme paru en 2007. Pour expliciter cette notion de « stratégie du choc », Naomi Klein commence par décrire la méthodologie des célèbres expériences de « contrôle mental » que la CIA avait élaborées à partir des années 1950 :

« La torture, ou « l’interrogatoire coercitif » comme on l’appelle à la CIA, est un ensemble de techniques conçues pour plonger les prisonniers dans un état de choc et de désorientation grave et les forcer à faire des concessions contre leur gré. La logique de la méthode est exposée dans deux manuels de l’agence qui ont été déclassifiés à la fin des années 1990. On y explique que la façon de vaincre les résistances des « récalcitrants » consiste à provoquer une fracture violente entre le prisonnier et sa capacité à comprendre le monde qui l’entoure. »

L’essentiel étant de faire en sorte que le prisonnier prenne « peur au point de perdre toute capacité à penser de façon rationnelle et à protéger [se]s intérêts ». Plongé dans un état « d’apathie » et de « paralysie psychologique », la personne concernée devient alors « une page blanche ouverte à toutes les suggestions ». C’est « le point de frappe idéal pour le bourreau, [le moment] où le sujet est le plus susceptible de coopérer ».

Pour Naomi Klein, des techniques de « fabrication du consentement » basées sur cette approche n’ont depuis lors cessé d’être appliquées à grande échelle à des populations entières, aux quatre coins du monde. Les séances d’électrochocs infligées aux cobayes involontaires de la CIA deviennent ainsi une allégorie de la manière dont les maîtres du jeu politique imposent leurs choix à des populations entières, en exploitant délibérément des situations traumatisantes. Comme lors des attentats du 11 septembre :

« Les attentats terroristes […] provoquèrent un choc différent de ceux qu’on imaginait dans les pages du manuel [d’interrogatoire de la CIA], mais leurs effets furent remarquablement similaires : profonde confusion, peur et angoisse extrêmes, régression collective. À l’image d’un interrogateur qui s’érige en « figure paternelle », l’administration Bush ne tarda pas à exploiter cette peur pour camper le rôle du parent protecteur, prêt à défendre par tous les moyens « la patrie » et ses « enfants » vulnérables. »

Dans l’idéal, il faudra que le « choc psychologique » et « la peur » qui paralysent la volonté des populations et les renvoie à l’état « d’enfants dépendants » s’accompagnent de mesures « d’isolement » physique et social :

« La privation de stimuli provoque une régression en empêchant le sujet d’avoir des contacts avec le monde extérieur, ce qui l’oblige à se replier sur lui-même. En même temps, la présence de stimuli bien dosés pendant l’interrogatoire fait en sorte que le sujet en régression tend à voir en l’interrogateur une figure paternelle. »

Il nous faut ici remarquer que cette « privation de stimuli » qui mène à la « régression » psychologique du sujet n’est pas sans évoquer l’effet des « mesures de confinement » (ou « lockdowns ») qui ont été imposées à des millions d’individus de par le monde ces deux dernières années.

« A l’origine, au XIXème siècle, le terme « lock-down » désignait […] une cheville utilisée pour tenir ensemble les poutres d’un radeau […] Ce n’est que dans les années 1970 que le terme « lockdown » a commencé à être utilisé pour signifier un état de confinement prolongé dans les prisons et les hôpitaux psychiatriques. » (The Guardian, « Les significations changeantes du terme lockdown », avril 2020).

De fait, ces véritables mesures d’incarcération à domicile auront eu pour principal effet observable d’empêcher les personnes concernées « d’avoir des contacts avec le monde extérieur » – et ce parfois de nombreuses semaines durant (comme en France en 2020)… Couplées à la désorientation causée par la peur d’une épidémie aussi redoutable (en apparence) que mystérieuse (modes de transmission inconnus), cet isolement et cette claustration arbitrairement imposés ont ainsi causé des dégâts psychologiques fort bien documentés…

En novembre 2020, le ministre de la Santé français constatait une explosion des « syndromes dépressifs » et autres « états anxieux » parmi ses administrés. Une évolution causée en particulier, d’après ses propres dires, par « le confinement ». Or c’est bien lui qui avait présidé audit confinement (long de 7 semaines !) quelques mois auparavant…

En résumé : c’est en apeurant et brutalisant les populations – puis en adoptant une attitude protectrice, qu’on les convainc de « coopérer » à des politiques qui vont directement à l’encontre de leurs propres intérêts – et même de leur simple bien-être physique et mental. En leur offrant ponctuellement des marques de compréhension – voire même de compassion – ainsi qu’une porte de sortie de crise (p.ex. un miraculeux vaccin « qui va permettre d’éviter un nouveau confinement »), la figure tutélaire qui préside aux sévices se transforme comme par enchantement en une « figure paternelle ». Si tout le monde « joue le jeu » tout se passera bien, nous prendrons bien soin de vous. Dans le cas contraire, on peut tout aussi bien retourner à la case torture. À vous de voir…

https://www.youtube.com/embed/mC6wbKTbZa8Les manuels d’interrogatoire de la CIA nous fournissent ainsi une clé de compréhension décoiffante pour expliquer le but véritable des « confinements sanitaires » qui auront été mis en œuvre avec tant de zèle sur tous les continents. Il est ainsi parfaitement envisageable que ces quarantaines généralisées, souvent imposées avec une brutalité impitoyable, aient en réalité participé d’une véritable ingénierie de la soumission. Les personnes traumatisées (à des degrés divers) par les rigueurs du « lockdown » se trouvant dès lors plus vulnérables aux « suggestions » du pouvoir politique, en particulier en matière vaccinale.

Mais comment revenir à la case « confinement », alors même que les tout nouveaux vaccins « omicron » seront prêts pour l’automne et qu’ils seront bien évidemment présentés comme efficaces (quoique sans avoir jamais été testés sur des humains) ? Quel « choc » suffisamment brutal pourrait-on alors bien administrer à un public qui manifestement se montre de plus en plus récalcitrant, afin de le convaincre de tendre à nouveau le bras pour une énième piqûre salvatrice ? D’autant plus que l’objectif affiché est aujourd’hui de passer à deux injections au cours de la saison froide !

L’enthousiasme de la population pour les piqûres semble connaître un petit coup de mou. Il est vrai que « le virus » s’avère moins létal qu’escompté. Et que la fréquence – et la sévérité – des « effets secondaires » liés aux injections précédentes commencent à être relativement bien connues…
En Allemagne, seules les personnes vaccinées au cours des trois derniers mois pourront désormais être considérées comme étant parfaitement « à jour » (frisch geimpft) en termes de statut vaccinal. Il s’agira donc de se faire vacciner deux fois au cours de la saison automne-hiver. Les critiques parlent de « vaccination-en-continu » (Dauerimpfen).
« Les ‘boosters’ [doses de rappel] sont recommandés au plus tard six mois après la vaccination complète – et le certificat covid demeurera valide pour un délai supplémentaire de trois mois après cela. » (Ursula von der Leyen, 16 décembre 2021).

Face à ces ambitions vaccinales sans cesse croissantes, la solution qui permettra de « vaincre les résistances des récalcitrants » (elles aussi croissantes) pourrait bien venir d’un événement dont on tend à fortement sous-estimer la violence pour les populations appelées à le subir…

L’hypothèse du blackout se précise

Dans un article intitulé « Un blackout coûterait de nombreuses vies », la Frankfurter Allgemeine Zeitung se penchait récemment sur le « scénario de crise » d’une petite région rurale du Sud de l’Allemagne, le district de Rheingau-Taunus. Prenant au sérieux un récent audit commandé par les autorités locales à des spécialistes de la sécurité énergétique, le quotidien de référence allemand nous détaillait les désagréments que causerait dans cette région « une panne de courant complète » :

« Que faire si les stations-service ne fournissent plus de carburant faute d’électricité, si les réseaux de téléphonie et de téléphonie mobile tombent en panne, si les groupes électrogènes de secours se vident faute de diesel et si les chauffages tombent en panne sur tout le territoire ? […] À peine deux heures après le début de la coupure, de nombreux systèmes d’incendie et d’alarme ne fonctionneront plus et le réseau mobile sera en panne. Après huit heures, la radio numérique des services d’urgence sera également hors service. Au plus tard lorsqu’après 24 heures, les premières stations d’épuration du district cesseront également de fonctionner. […]

Des coupures de courant de courte durée, par exemple dans le cadre d’un rationnement, sont supportables. Mais un véritable blackout aurait des conséquences auxquelles le district ne pourrait que difficilement se préparer. Ce sera alors une autre vie, difficilement imaginable aujourd’hui. »

L’analyse prédisant en outre « plus de 400 morts dans les 96 premières heures » de la panne, dont 300 patients d’hôpitaux et 140 « autres décès ». Or, on parle bien ici d’un territoire minuscule (de la superficie d’un petit canton suisse), et peuplé de moins de 200 000 habitants !

Parmi les facteurs qui contribuent à l’engorgement des hôpitaux au cours d’un blackout prolongé, l’on compte : les incendies (p.ex. liés à l’usage de réchauds de secours, bougies et autres matériels inflammables), les accidents (notamment de circulation – il n’y a plus de signalisation) et autres hypothermies (liée à l’arrêt du chauffage – et pas seulement des chauffages électriques !). Des phénomènes qui, conjugués à la baisse (éventuellement drastique) de la capacité de prise en charge hospitalière, ne peuvent que contribuer à accentuer le coût humain de ce qui, a priori, pourrait passer pour une bête panne d’éclairage et de réfrigérateur.

On peut également se demander ce qu’il pourrait advenir dès la première nuit de coupure dans des villes déjà modérément sûres en temps normal telles que Paris, Londres, Berlin… Dans son célèbre « discours de Harvard » de 1976, Soljénitsyne relevait déjà la situation quelque peu bancale des États-Unis à cet égard :

« Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, voilà que soudainement des foules de citoyens américains s’y livrent au pillage et au grabuge. »

Or il apparaît qu’aujourd’hui, même en Suisse :

« Il faut se préparer à des scénarios extrêmes, prévient le directeur général de la police Fredy Fässler. En cas de coupure du réseau, il est ’envisageable que la population se rebelle ou qu’il y ait des pillages’. » (Interview du président de la Conférence des directeurs cantonaux de justice au quotidien au quotidien Blick, 20.08.22)

Gageons alors qu’en cas de panne d’électricité de plusieurs jours, les habitants de bien des grandes villes européennes n’oseraient plus même mettre le nez dehors, indépendamment des éventuelles coupures d’eau courante et des problématiques de chauffage (et de cuisson) auxquelles ils pourraient dès lors se retrouver très rapidement confrontés…

Quoiqu’il en soit, le « choc psychologique » lié à un blackout prolongé serait assurément considérable. L’engorgement des hôpitaux, en particulier, permettrait de justifier aisément (et sans doute avec l’assentiment de vastes pans de la population « en état de choc ») de nouveaux « durcissements des mesures » en matière de « lutte contre le covid ». Dans ce contexte, le « traçage numérique complet » de la population déjà acté en Suisse par exemple (et qui permettrait de détecter sans l’accord des intéressés les « contacts avec des personnes infectées »), ainsi que la surveillance automatisée du « respect des gestes barrières » dans les lieux publics (gares, trains, supermarchés…), pourraient subitement devenir acceptables pour nombre de citoyens désorientés.

Outre d’éventuelles restrictions dans l’accès à l’argent liquide (réputé vecteur de microbes), de nouvelles contraintes pourraient être appliquées en particulier aux non-vaccinés, p.ex. en termes d’accès aux stations-service (comme ce fut le cas en Slovénie à l’automne 2021), voire même de prélèvements fiscaux.

On notera par ailleurs que le récent appel à la « responsabilité citoyenne » de Emmanuel Macron en matière de consommation d’énergie (assorti de la menace d’user de « contrainte » si les efforts consentis devaient être jugés insuffisants) pourrait subitement s’imposer comme une évidence. Et ce, indépendamment du caractère quelque peu infantilisant de cette approche supposément basée sur « la solidarité ».

Les appels de Olivier Véran (encore lui !) à consentir un « effort citoyen » basé sur « de petits gestes » à réaliser « au quotidien » s’apparente fortement à une technique de manipulation bien connue des psychologues sociaux (et en outre très utilisée en marketing) : celle dite du « pied dans la porte ». On notera également qu’il n’est pas question ici d’encourager le public à réduire ses factures d’électricité (ce qui pourrait bien être la motivation réelle de nombre d’auditeurs), mais bien de soutenir la collectivité en faisant quelque chose de « bon pour nos réserves [énergétiques] » et de « bon pour la planète » (ce qui renvoie aux notions de « requête socialement valorisante » et « d’attribution d’une étiquette d’altruisme », cf. ci-dessous).

Dans son ouvrage de référence sur les techniques de manipulation, le Prof. Guéguen présente la technique du « pied-dans-la-porte », les « requêtes socialement valorisantes » et « l’attribution d’une étiquette d’altruisme » comme autant de méthodes visant à obtenir « la soumission librement consentie » d’une partie de la population-cible qui, en l’espèce, sera dès lors « engagée » en faveur de la logique de rationnement esquissée par le gouvernement. Le fait d’insister sur le caractère volontaire de la démarche et de montrer que l’on se satisfera de toute contribution (« Il n’y a pas de petit geste. Chaque énergie [sic] économisée aujourd’hui, c’est une énergie dont nous serons sûrs de pouvoir disposer à l’automne et l’hiver prochains […] ces gestes du quotidien ont un très fort impact ») participant quant à eux de ce que l’auteur appelle « la soumission par induction sémantique » (cf. en particulier la technique du « Même un sou nous suffira »). Il apparaît donc qu’Olivier Véran applique ici des techniques standard de manipulation prévues pour « impliquer » le public et l’engager dans un « engrenage ». Une approche qui, en l’occurrence, pourrait bien préparer le terrain pour la phase plus « coercitive » de l’exercice déjà évoquée par le président français…

Face « à la pénurie de gaz » qu’il anticipe pour l’hiver, le gouvernement suisse aura pour sa part d’ores et déjà officiellement annoncé une limite de chauffage à 19 degrés le cas échéant. Un chiffre a priori peu inquiétant, mais qui pourra toutefois très certainement être revu à la baisse en fonction des conditions météorologiques.
En Suisse, des coupures de courant forcées et ciblant spécifiquement « certains utilisateurs » ont déjà été pratiquées des mois durant par la société Romande Énergie « en vue d’atténuer les pics de consommation ». Sans que cela pose de problème juridique, manifestement. Et si l’on coupait purement et simplement le jus (pour quelques heures, par exemple) aux clients qui consomment trop ?

Même des mesures aussi invasives que les « délestages » – soit des coupures de courant planifiées de plusieurs heures d’affilée – d’ores et déjà annoncées en Suisse ainsi qu’en France (cf. ci-dessous), ne manqueraient dès lors pas d’être accueillies de bonne grâce par bien des gens. Du moment qu’il s’agit d’éviter le blackout et son cortège de misères…

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Se pourrait-il alors que les « confinements énergétiques » prennent le relais des « confinements sanitaires » ? On notera que cette hypothèse, qui n’était qu’une « rumeur de web » jusqu’à il y a peu, semble aujourd’hui en voie d’être adoptée par les médias officiels !

Enfin, un tel événement pourrait également représenter l’opportunité rêvée (les banques étant fermées et les bancomats hors-service) de procéder à des confiscations de l’épargne similaires à celles déjà réalisées à Chypre en 2013 (et qui auront été débattues dans le cas de la Grèce en 2015). Une mesure d’expropriation parfaitement légale donc, et dont France Stratégie nous expliquait il y a quelques années de cela qu’elle représenterait « la solution la plus évidente » au problème de la dette européenne…1

Une « pandémie de cyberattaques » comme catalyseur de la nouvelle normalité énergétique ?

« Il se peut que la Russie soit en train de planifier une cyberattaque contre nous. Et comme je l’ai dit, les capacités de la Russie en matière de cyberguerre sont tout-à-fait conséquentes – et ça va arriver. » (Joe Biden, 22/05/2022)

Il est impressionnant de constater à quel point les préoccupations du président américain rejoignent aujourd’hui celles du président du World Economic Forum, qui s’intéresse tant depuis plusieurs années au danger « effrayant » que représenterait pour nos sociétés « une pandémie de cyberattaques » :

https://www.youtube.com/embed/0DKRvS-C04o« Nous avons prêté une attention insuffisante au scénario effrayant d’une cyberattaque d’envergure, qui provoquerait l’arrêt complet des approvisionnements énergétiques, des transports, des services hospitaliers – de notre société tout entière ! L’épidémie de covid passerait pour une perturbation mineure en comparaison d’une cyberattaque d’envergure. » (Extrait de l’allocution de Klaus Schwab à l’occasion de l’événement « Cyberpolygon 2020 », le 8 juillet 2020)

Une sombre prophétie qui, aujourd’hui, semble justement à deux doigts de se concrétiser par le truchement de la confrontation avec la Russie dans l’affaire ukrainienne…

Les menaces transparentes du président du Conseil de sécurité russe de recourir à des cyberattaques pour mettre hors ligne les centrales nucléaires européennes s’insèrent parfaitement dans le « scénario effrayant » dépeint par Klaus Schwab en juillet 2020.

Il n’est à cet égard pas anodin de constater que les exercices Cyberpolygon sont organisés par Sber Bank (le n°1 bancaire russe) et que les autorités du pays y sont également activement impliquées (le premier ministre Mikhail Mishushtin ayant notoirement participé à l’événement « Cyberpolygon 2021 », en compagnie de nombreux autres officiels russes – et de Klaus Schwab, bien évidemment). Or, si le « Cyberpolygon » vise à « renforcer la cybersécurité », il n’en inclut pas moins l’organisation de « cyberattaques à grande échelle » :

« Le 9 juillet 2021, le Forum économique mondial et ses partenaires ont simulé une cyberattaque mondiale. L’exercice de formation, organisé pour la troisième fois cette année, impliquait une simulation de cyberattaque à grande échelle sur la chaîne d’approvisionnement d’une entreprise et la réponse en temps réel à celle-ci, le scénario étant qualifié de cyberpandémie. » (Extrait d’une question posé par le député de l’AfD Christine Anderson à la Commission européenne le 20.10.2021)

Un état de fait confirmé non seulement par le commissaire européen Thierry Breton dans sa réponse à l’interpellation de Christine Anderson que nous venons de citer – ainsi que par le quotidien autrichien Die Presse, mais encore par le World Economic Forum lui-même sur une page (désormais supprimée de son site, mais toujours visible dans les archives du web) consacrée à l’exercice « Cyberpolygon 2020 » :

« Même les entreprises dont la cybersécurité repose sur des technologies de pointe ne sont pas à l’abri des cyberattaques. Dans de tels cas, les équipes d’intervention doivent être prêtes à réagir rapidement et efficacement. […] Cette année à Cyber Polygon, notre objectif est de simuler des situations très réalistes permettant à nos participants de traverser une crise sans dommage et de discuter avec des leaders mondiaux de la manière de prévenir et de gérer de telles situations dans la réalité. »

En tout état de cause, force est de constater que le « scénario effrayant » auquel le Prof. Schwab consacre tant de soins – avec les coupures d’électricité prolongées et autres interruptions de services critiques qu’il comporte – se prêterait particulièrement bien au déploiement d’une « stratégie du choc » au sens où l’entend Naomi Klein. Le « traumatisme » général causé par la violence de l’événement permettant, le cas échéant, de projeter des populations entières dans un univers de surveillance, de pénuries, de rationnements et de taxation « éco-citoyenne » à la tête du client, auxquels il s’agirait dès lors de se soumettre sans faire de vagues. Entre deux piqûres, cela va de soi.

Banques centrales, cyverattaques & monnaies numériques

https://www.youtube.com/embed/V_fVeNEbX9oComme l’aura relevé le très fin Éric Verhaeghe, les banques centrales pourraient également mettre à profit un scénario de « cyberattaques » pour introduire leurs fameuses « monnaies numériques » (on notera à toutes fins utiles que la Banque de Russie participe activement aux exercices Cyberpolygon, avec comme objectif assumé d’introduire un rouble numérique intégralement traçable). Il est également de fait que la BCE présente son « euro numérique » comme « une solution de secours pour les paiements électroniques qui peut continuer de fonctionner même quand les services [bancaires] ne sont plus disponibles », en particulier du fait de « risques de cybersécurité »…2

source : Liliane Held-Khawam

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